Le Guen craint une victoire du FN pour les départementales

Jean-Marie Le Guen

Pour les départementales 2015, le secrétaire d’État en charge des relations au parlement a affirmé qu’on se trouve dans une phase où l’extrême droite tente de prendre le pouvoir.

Jean-Marie Le Guen s’est exprimé jeudi dernier sur RCJ en faisant part de ses inquiétudes pour les départementales de 2015. D’après ses dires, il est possible que la France se réveille avec « la gueule de bois » après les élections départementales, car celles-ci pourraient se tourner en faveur du Front National. Il a ensuite mis en garde qu’au milieu d’une abstention assez forte, le Front National, avec ses scores relativement élevés, allait ternir l’image républicaine qu’avait le pays.

Il a ajouté que le pays vit des moments graves. Le Guen accuse notamment la République d’être à l’origine de cette situation. Pour appuyer ses paroles, le secrétaire d’État a affirmé que la France n’est plus en 1980 ou 1990, ces époques où l’objectif du Front National était simplement de perturber le système en exprimant quelques horreurs. Le pays se trouve désormais dans une situation où l’extrême droite adopte une stratégie pour prendre le pouvoir.

Une politique nationale qui fait ses fruits

Alors que le président français, François Hollande, a déjà annoncé qu’il n’envisageait pas de changer sa politique et de garder son Premier ministre à la fin des élections, Jean-Marie Le Guen a expliqué que la politique du Gouvernement commence à produire des résultats satisfaisants. Il confirme que la France commence à se porter à merveille, car tous les signaux économiques se mettent au vert. Ce n’est donc pas à ce moment qu’il faut changer de politique. Il a ensuite expliqué que ce n’est pas envisageable de démanteler la politique nationale qui se montre de plus en plus efficace. Actuellement, il faut se mobiliser afin d’être en mesure de cueillir les fruits générés par la politique sociale et économique que le gouvernement a appliquée.

Après la rencontre qui s’est déroulée entre les partisans du PS et le président de la République à l’Élysée, le secrétaire d’État a clairement exprimé ses pensées en annonçant qu’il est nécessaire que ceux qui ont trouvé satisfaction face à une position critique comprennent qu’il n’est pas question pour l’instant de songer à déconstruire la politique actuelle. Le président sollicite un rassemblement et le premier ministre incite à la mobilisation.