États-Unis : ralentissement de la croissance, hausse des taux pour la FED

Janet Yellen

Le dynamisme prévu de l’économie américaine n’était pas au rendez-vous en fin d’année 2014. Cette situation continuera au premier trimestre 2015. Janet Yellen, présidente de la Réserve fédérale ou FED, banque centrale, a confirmé une éventuelle augmentation des taux d’intérêt dès cette année. Pendant les trois dernières années de l’année 2014, le PIB ou produit intérieur brut a finalement progressé de 2,2 %, soit 0,55 % en croissance cumulée, d’après la troisième et dernière estimation du département du commerce.

Certains économistes s’attendaient à une hausse de 2,4 %. On a même pu observer une croissance de 2,7 % sur un an au troisième trimestre. Cette croissance américaine de 2,4 %, vue sur l’ensemble de 2014, représente la meilleure performance depuis 2010, avec un léger progrès par rapport à 2013.

Certains économistes ont tablé sur une baisse dans leurs estimations de croissance pour le premier trimestre après avoir observé une envolée du dollar et un ralentissement de la demande mondiale. Morgan Stanley estime 0,9 % sur une hausse du PIB, Goldman Sachs anticipe 1,4 % et JPMorgan Chase prévoit 1,5 %.

Kris Dawsey, économiste pour les États-Unis chez Goldman Sachs a confirmé sa déception sur les données récentes, avec la baisse et le ralentissement de la production industrielle, des mises en chantier et des biens durables.

Des incertitudes ont encore leurs places malgré la reprise de la conjoncture dès le deuxième trimestre. M. Dawsey a souligné qu’ils ont prévu une baisse des dépenses des consommateurs, qui a été plus lente que les prix de l’essence. Il ajoute que cela aura un impact sur les prévisions de croissance pour l’ensemble de 2015 qui devra être de 3 %.

La FED joue la prudence lors de son dernier Comité de politique monétaire, et projette une croissance entre 2,3 % et 2,7 %, si auparavant, elle était de 2,6 % à 3 %.

Aucune date n’est fixée

Cependant, Mme Yellen a déclaré que la FED vise à accroître ses taux dès cette année, quitte à impacter sur le rythme de l’amélioration du marché de l’emploi.

Même que certains des analystes prévoient une hausse des taux au détour de l’été, Janett Yellen, elle, a rappelé que la prudence de la FED pourrait négativement, des conséquences sur la stabilité financière.

Cependant, on a pu remarquer une bonne progression de la consommation américaine au quatrième trimestre, avec une augmentation de 4,4 % en rythme annualisé. Cela représente une bonne évolution depuis 2006. Toutefois, les profits des entreprises ont affiché une déception. On a pu observer une baisse de 0,8 % sur l’ensemble de l’année, qui devrait continuer en 2015 et qui est une première fois depuis 2008. La hausse rapide du dollar et la faiblesse de la demande mondiale impactent beaucoup sur les entreprises américaines qui dont de l’exportation.

Cette situation affiche des conséquences sur le commerce extérieur, avec les importations qui s’accroissent rapidement (+ 10,1 %) que les exportations (+ 4,5 %), creusant ainsi le déficit commercial. Il y a aussi le ralentissement de la croissance des investissements qui déçoit.

En juin, la sixième année consécutive de croissance de l’économie américaine se fêtera. Cela représente quatorze mois de plus que la moyenne des périodes de reprise depuis l’après-guerre. C’était entre 1991 et 2001 que le record a été atteint entre, mais c’est le rythme qui fait la grande différence.