Économie : Valls reconnaît son erreur sur les hausses d’impôts

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En reconnaissant son erreur sur les hausses d’impôts depuis le début du mandat, le Premier ministre est en train d’essayer de le corriger.

Le gouvernement a confirmé sa faute sur les hausses d’impôts. Après sa défaite lors des dernières élections départementales, Manuel Valls a déclaré que sa plus grosse erreur sur le plan économique était de ne pas avoir intégré le plus vite possible la question de l’impôt depuis trois ans. De ce fait, il reconnaît qu’il fallait baisser les impôts plus tôt.

Le premier ministre comme les observateurs se sont rendus compte que la hausse cumulée des impôts depuis des années a eu un mauvais impact sur l’économie française, les entreprises, et les Français. Effectivement, cela concerne le poids de la fiscalité et des charges sur les entreprises françaises. Ce poids étant plus élevé par rapport en Allemagne a engagé des marges, c’est-à-dire sur la capacité à investir, qui est très important pour le redémarrage de l’économie. Ces dernières années, cette situation a aussi impacté sur la consommation des ménages avec la baisse du plafond du quotient familial ou de la fiscalisation de la majoration de pension pour les retraités.

Une augmentation de 70 milliards en 3 ans

En faisant le rapport entre 2011 avec 21,4 milliards, et 2012 avec 22,8 milliards, les mesures nouvelles ont constitué 29,5 milliards en 2013, ce qui est équivaut à près de 70 milliards en trois ans. Cependant, la hausse n’était pas très conséquente pour 2014, car elle n’était que de 2,8 milliards. Cela est dû à la baisse pour les entreprises qui a été équilibrée par un alourdissement de la facture de millions de ménages.

L’année dernière, le gouvernement a commencé de prendre l’initiative d’entreprendre des mesures pour remédier à cette erreur. En ce qui concerne les entreprises, ce sera par le biais du Crédit d’impôt compétitivité emploi ou CICE, et du pacte de responsabilité ont pour objectif le coût du travail de 2014 à 2017 sera réduit de 41 milliards. Quelque temps après son arrivée à Matignon, Manuel Valls a voulu aider les ménages modestes en vue du risque de révolte fiscale. Après, il a annoncé qu’en 2015, la première tranche de l’impôt sur le revenu ou IR sera supprimée. Ces deux mesures profiteront à 9 millions de ménages en deux ans, et 3 millions d’entre eux pourront éviter les impôts, pour un coût de 3,2 milliards.

Prise de conscience du ras-le-bol fiscal, une chose déjà vue, et même que le précédent ministre des Finances, Pierre Moscovici l’a évoqué à l’été 2013. La promesse d’une pause fiscale de François Hollande pour les ménages en 2014 n’était pas tenue. Après avoir été conscient de la faute de vrais engagements sur le sujet, le chef de l’État a supprimé les impôts supplémentaires en fin d’année dernière qu’à partir de 2015.

Le gouvernement a confirmé pour la première que la politique fiscale, depuis le début de son mandat, a été contreproductive. Jusqu’à aujourd’hui, il n’a fait que faire comprendre que faire autrement était assez difficile. Jean-Marc Ayrault, le précédent Premier ministre a affirmé en septembre 2013 qu’il assumait le fait d’avoir augmenté les impôts. Selon son équipe, c’était l’unique solution de redresser les comptes du pays tout en finançant les priorités, vu le déficit public qui était de 5,2 % en 2011.