L’économie mondiale en situation critique

economie mondiale

Pour diverses raisons, les pays occidentaux, les nouveaux pays émergents et les pays exportateurs de pétrole possèdent les graines de la nouvelle grande crise.

Les analyses montrent que l’économie mondiale a des difficultés à sortir de la crise de 2008. Elles annoncent aussi une normalisation lente de la croissance d’ici quelque temps. Toutefois, il est possible que ces observations soient fausses puisque plusieurs pays affichent des signes de faiblesse économique. Actuellement, il y a un risque que le monde entier plonge dans une nouvelle crise et n’arrive pas à s’en sortir.

Une croissance normalisée

Selon le consensus, la croissance mondiale se normalisera peu à peu à la suite des différentes crises : crise des pays émergents (2013), crise européenne (2011), crise des subprimes (2008). La normalisation économique aboutit généralement vers une normalisation des finances : politiques monétaires expansionnistes, hausse des taux d’intérêt, stabilité du prix des matières premières.

Mais il s’agit généralement d’une normalisation anticipée, qui n’est pas entièrement réfléchie. En effet, le consensus pense qu’après des récessions, il y a expansion. Toutefois, plusieurs pays souffrent de faiblesses économiques, qui pourraient bien conduire à une décadence de l’économie mondiale et non à une reprise.

Les pays de l’OCDE en mauvaise posture

La Russie souffre de problèmes politiques, de baisse du prix de l’énergie, de diverses sanctions… Les nouveaux pays émergents (Inde, Brésil…) sont victimes d’un arrêt de l’industrie. Les pays qui exportent du pétrole souffrent d’une baisse notable du prix du pétrole. Même les pays membres de l’OCDE sont en situation délicate. Le Japon, entre autres, est victime d’une récession causée par la diminution de la demande vis-à-vis d’une augmentation importante du coût d’importation en raison de la dévaluation du yen.

L’Europe et les États-Unis en situation difficile

La reprise au niveau de la zone euro n’est pas très importante (1.5 à 2% pour 2015 et 2016). La baisse du cours du pétrole, l’appréciation du dollar et le manque d’investissement des entreprises ne favorisent pas une reprise durable pour cette croissance. Pour les États-Unis, la baisse des investissements sur les secteurs liés à l’énergie produit des conséquences dangereuses.

Plusieurs pays sont actuellement très sensibles. Mais cela n’annonce pas pour autant une récession mondiale. Toutefois, cette éventualité n’est pas à exclure. À la place de la croissance régulière espérée, on peut rencontrer une croissance chaotique.