Inflation et chômage : fragilité de l’économie de la zone euro

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Au mois de mars, l’inflation était toujours négative et en février, le chômage avec ses 11,3 % en février progresse trop lentement.

La reprise économique en Europe rencontre des difficultés. Jonathan Loynes, économiste chez Capital Economics note les derniers chiffres qu’affichent l’inflation et le chômage dans la zone euro que la menace d’une période prolongée de déflation dans l’Union monétaire n’est pas levée. Une première estimation a montré que sur une année en mois de mars, les prix étaient toujours négatifs, malgré le fait qu’ils se sont un peu redressé par rapport à févriers. Ce rebond s’affirme par la montée des prix de l’alimentation et de l’énergie.

La BCE avec son programme d’assouplissement quantitatif

L’Italie affiche une inflation négative de -0,1 %, l’Espagne de -0,7 %, alors que l’Allemagne indique une inflation positive de 0,1 %. Christian Schulz de la banque Berenberg estime cette absence d’inflation fera toujours l’inquiétude à la BCE et explique bien son programme agressif d’assouplissement quantitatif. De ce fait et avec un euro faible, des coûts d’emprunt réduits et l’amélioration de la confiance, permettront de faire revenir peu à peu l’inflation vers son objectif de 2 %.

Un chômage sans enthousiasme

Les économistes ne sont pas très enthousiastes sur les chiffres du chômage de février, malgré le fait qu’ils indiquent une petite progression par rapport au mois de janvier. En effet, le taux de chômage dans la zone euro a montré une légère résorption par rapport en 2013. Toutefois, Capital Economics note qu’au regard des standards historiques, ce taux est encore très élevé. Selon la banque Berenberg, 50.000 chômeurs de moins dans la zone euro en février par rapport à janvier. Christian Schulz note qu’avec cette progression, il faudra environ une dizaine d’années pour rétablir le taux de chômage à ses niveaux d’avant crise. C’est le rythme de création d’emplois vu en Allemagne et dans les pays de la périphérie, appuyés par les plans de sauvetage européens que se repose essentiellement ce léger mieux dans les statistiques de février. D’après Berenberg le chômage en Espagne a rencontré une baisse de 0,8 million depuis le début 2013, au Portugal de 0,2 million et en Irlande, 0,1 million. La Grèce a connu une réduction de 130.000 chômeurs depuis décembre 2014. Malgré la réforme du marché du travail toute récente en France et en Italie, on observe juste qu’à une stabilisation du taux de chômage.

Jonathan Loynes a conclu que ces chiffres démontrent encore une fois une économie à l’état chronique de faiblesse avec un taux de chômage élevé et de faibles pressions sur les prix.